Stop the Hate
Femi Kuti

L’album de Femi Kuti, Stop the Hate, constitue un véritable hommage à son père Fela Kuti, créateur légendaire de l’afrobeat. En effet, dans le titre « Pà Pá Pà », l’artiste n’hésite pas à critiquer le pouvoir, lançant : « Nous devons faire face au gouvernement. » Il ajoute : « Ils ne peuvent pas nous donner d’électricité, ils ne peuvent pas nous accorder de bons soins de santé, ils ne peuvent pas nous fournir d’eau potable à boire. » En outre, il définit ainsi son titre « As We Wrestle Frequently » : « Ce titre parle de ceux qui travaillent dur tous les jours pour joindre les deux bouts et qui en sont réduits à voter pour des politiciens corrompus dont la place est en jail. » Ravi de jouer aux côtés de son fils, Femi Kuti est avant tout comblé par le fait que leurs deux albums sortent le même jour, réunis dans un coffret intitulé Legacy +, via le label Partisan Info : « C’est apaisant sur le plan spirituel et excitant de vivre ce nouveau chapitre avec mon fils. »

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For(e)ward
Made Kuti

Jouant tous les gadgets présents sur son album For(e)ward, ce dernier constitue une véritable ode à la liberté, parfaitement illustrée par le titre « Free Your Ideas » ou encore « Your Enemy », dans lequel il dénonce la brutalité policière. Made Kuti ainsi que son père ont d’ailleurs été très présents au sein du mouvement #EndSARS, contre les violences de policiers. Made Kuti affirme ainsi : « J’ai énormément appris auprès de mon père – sur les plans politique, social, philosophique et musical et je sais que ce n’est que le début d’une nouvelle aventure commune. » Son album ainsi que celui de son père sont d’ailleurs réunis au sein du coffret Legacy +, un véritable hommage à l’âme engagée de Fela Kuti.

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Someplace Between Magnificence and Magic
Joeboy

Le protégé de Mr Eazi nous émerveille avec son premier album Someplace Between Magnificence and Magic, constituant une véritable ode à l’amour. Ce maître de l’afrobeats et du R&B se montre souvent éperdument amoureux dans ses clips, comme dans celui de « Lonely », dans lequel il est accablé par la solitude, en l’absence de l’être aimé. Il prouve aussi à quel stage il est attaché aux traditions africaines dans le clip festif et joliment coloré de « Celebration », où nous voyons de magnifiques tenues de la custom yoruba. Joeboy lui-même avait déclaré : « Je souhaitais rendre hommage à mes origines. » Nous remarquons également certaines nouveautés au sein de cet album, à l’instar de la guitare espagnole dans « Runaway » ou encore de l’afro-house au sein du titre « Oh ». Une véritable bouffée d’oxygène en ces temps moroses, envahis par la Covid-19.

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Nocturne
David Walters

David Walters nous éblouit avec son album Nocturne, en compagnie de Vincent Ségal au violoncelle, de Ballaké Sissoko à la kora mais aussi de Roger Raspail aux percussions. Cet album est le fruit des méditations du chanteur-guitariste, durant le confinement. Veillant à ne pas déranger ses proches à la maison, la voix du chanteur n’a jamais été aussi sensible, à l’image de son voyage intérieur. Profondément intime, David Walters nous livre également un message en faveur de la liberté d’expression, dans son titre « Freedom », qu’il a composé suite aux manifestations embrasant le monde entier, contre les violences policières, faisant ainsi référence à Fela Kuti : « La musique est une arme. » Le nom de son album constitue également un hommage à Chopin.

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Let My People Go
Archie Shepp & Jason Moran

Archie Shepp ainsi que Jason Moran nous ont concocté une véritable pépite, avec leur album Let my people go, nous rappelant le succès foudroyant du titre « Go Down Moses », interprété par Louis Armstrong en son temps, qui est devenu un véritable symbole au sein de la musique afro-américaine. Saxophoniste âgé de quatre-vingt-trois ans, Archie Shepp ne cesse de lutter contre le racisme, d’une façon incroyablement poétique. Principale decide musicale du Black Arts Movement, il nous éblouit avec cet album splendide, magnifié par le pianiste Jason Moran, influencé par le jazz, la musique classique, mais également par le hip-hop. Deux générations pour une symbiose musicale grandiose.

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Subconsciously
Black Espresso

L’album Subconsciously du DJ sud-africain est une agréable shock. Ce maître de la musique house définit ainsi l’objectif de son album : « Ce que la musique devrait faire, ce serait de franchir les barrières et de nous unir autour de cette langue distinctive et universelle. » Comme à son habitude, le DJ nous surprend en mêlant différents types de musique. Il nous fait danser sur le rythme effréné du titre « Need You Had been Proper right here », sublimé par la douce voix de la chanteuse sud-africaine Msaki, mais aussi sur « Drive », composé avec le fameux DJ français David Guetta, en compagnie de la jeune chanteuse britannique Delilah Montagu. La participation de Celeste, reine de la soul anglaise, nous apaise également dans le titre « Ready for You ». Pharrell Williams ainsi qu’Usher permettent aussi de sublimer cet album.

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Voiciii
Voilaaa

Ces génies de l’afro-funk et de la disco nous éblouissent une nouvelle fois avec leur album Voiciii. Ils définissent ainsi leur nouveau projet : « Voici la façon dont Voilaaa effectue ses albums : avec du sable dans les machines et des imperfections saluées avec honneur.» Suite à une tournée au Burkina Faso, au Cameroun, au Ghana ainsi qu’au Nigéria, le groupe affirme avoir été inspiré par la funk, le highlife ainsi que le makossa, reprenant des rythmes funaná de la diaspora du Cap-Vert au Sénégal. Ils affirment même : « Voilaaa a imploré l’esprit des cuivres du Lion du Cameroun. » Toujours très discret, le groupe ajoute également : « Des paroles sarcastiques, dont le sens est à peine caché, en anglais, français, créole, bambara ou frafra, s’échappent de la platine sans être détectées dans des régions étouffées par la censure politique et militaire. » Ce nouvel album est donc résolument panafricain.

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Fongola (Instrumentals)
KOKOKO!

Le collectif congolais KOKOKO! nous envoûte avec son album Fongola (Instrumentals). Après avoir été créé à Kinshasa, lors d’une fête de quartier, le collectif réunit Makara Bianko, plus connu sous le surnom de « diable Lingwala », des musiciens du quartier de Ngwaka ou encore des danseurs du quartier de Lingwala. Véritablement novateur, ce collectif a créé sa propre esthétique contemporaine, en ayant notamment recours au recyclage de matériaux tels que le métal, les boîtes de protect ou encore le plastique, trouvés dans les rues de la troisième plus grande capitale d’Afrique. Ces musiciens nous font donc vibrer avec leurs rythmes rapides, illustrant de façon mélodieuse leur quotidien difficile à Kinshasa, s’amusant entre les coupures d’électricité imposées par le gouvernement.

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