Après une première sortie en 2019 placée sous le thème du code et du chiffrement de données – intitulée « Cipher » –, la nouvelle compilation du label C.A.N.V.A.S. réunit en 2021 une palette de musiciens sous l’étendard cette fois-ci de l’apocope. Explications. 

Une apocope est l’abréviation d’un mot complet, en gardant uniquement ses premières syllabes. Par exemple ado, clim… Ou en ce qui nous concerne ici, pop, apocope de widespread music. « Apocope, réunie des morceaux qui s’approchent tous de leur nevertheless sans l’atteindre. Le degree de chute de toutes ces compositions pourrait être à chercher dans la pop et sa disparition », expliquent en chœur Lugh, Olan Monk et Elvin Brandhi, musiciens members et curateurs de ce nouveau projet étiqueté C.A.N.V.A.S, devenu label à half entière en avril 2018. Aux côtés d’artistes comme Alpha Maid, Bashar Suleiman ou de l’Égyptienne Nadah El Shazly, ils sortiront leur seconde compilation le 12 février.

« L’idée de la compilation est de creuser dans la pop. Le résultat peut-être résigné, désorienté, provocant parfois ou plein d’espoir, mais se doit de pouvoir créer un espace de respiration pour une époque à bout de souffle », explique le collectif. « De la même façon qu’une apocope tronque un mot, cette compilation vient tailler dans la pop. »

La pop qui ne subsiste dans Apocope que dans une portion extrêmement congrue, l’ensemble du projet prenant bien le soin de passer à la moulinette industrielle la moindre évidence mélodique. Le résultat est assez planant, anxiogène parfois, progressif et expérimental. Il met aussi en lumière une scène noise et post-électronique très prolixe, à découvrir à Amman du côté de Bashar Suleiman ou du Caire en la personne de Nadah El Shazly, qui signait pour la dernière édition du Nyege Nyege Competitors une sélection bruitiste et dansante baptisée « Egyptian Leather-based-based Pavillon ».

Apocope, sortie le 12 février chez C.A.N.V.A.S..





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